Venez, vous tous qui aimez les arts visuels, les armes littéraires et les lois musicales. Venez donc le 6 février dans le ravissant temple Art Nouveau que cache une banale façade du quartier de la Bastille. Venez boire du violon, du clavecin, de l’orgue. Venez manger une peinture à l’huile, un papier déchiré, deux fusains. Venez écouter le vin couler dans les verres et regarder craqueler les gougères ou les fougasses. Venez car Elisabeth Geiger, Léonor de Récondo et Viktor Lazlo, Cécile Humeau, Quentin Bluemenroeder et Marie Sellier, vous proposent ce moment hors du temps, hors du monde, au cœur de Paris. Dans un lieu où la spiritualité invite les arts, le Temple du Foyer de l’âme, nous nous souviendrons de la joie commune qui surgit toujours malgré les peines et les ravages. D’ailleurs, nous ne seront pas seuls, entre vivants. Il y aura Vivaldi et Mozart, qui prendront vie sous les archers, grâce aux cordes vocales. Et il y aura Sara (1950-2023), sans qui la maison de négoce littéraire n’existerait pas. Car elle l’a enfanté deux fois : en lui offrant son graphisme si pur, si simple, en portraiturant le sieur Malo Quirvane. Et en disant à Edith de Cornulier de poursuivre la maison Quirvane sans relâche quand elle ne serait plus là. Quelques jours après, elle n’était plus là et elle était là plus que jamais. Car jamais n’est que l’autre versant de toujours. Pour toujours.

