Diffusion, distribution

Non classé

Les petits Malo Quirvane sont disponibles à la commande dans toutes les libraires mais nous nous sommes rendus compte que certains libraires refusent de les commander, sans l’avouer au client (je ne parle pas de points presse mais de libraires bien fournis, vendant des Monsieur Toussaint Louverture et des Allia à gogo).

– Nous allons essayer de commander cet ouvrage, madame.

Et Madame attend. Et lorsqu’elle revient demander des nouvelles :

– Nous n’avons pas réussi à le commander, madame. L’éditeur ne répond pas.

Lorsque l’éditrice est mise au courant de la situation, elle contacte le libraire et le questionne :

– Comment se fait-il que vous n’ayez pas pu le commander ? Nos ouvrages sont indiqués comme disponibles sur la plateforme que vous utilisez. Par ailleurs, nos numéro et mail sont trouvables en moins d’une seconde, tant sur cette plateforme que sur Internet. Nous n’avons reçu aucun signe de vous, par aucun canal.

Alors le libraire avoue qu’il n’a même pas essayé de commander le livre. Parce que nous sommes auto-diffusés-auto-distribués et que « c’est compliqué », « ça fait une compta à part ».

Hier, je livrais une libraire et elle m’a dit, comme beaucoup de libraires d’ailleurs :

– Merci beaucoup de votre diligence et de votre rapidité ! Tous ne sont pas comme vous.

Alors la conversation s’est poursuivie, sur les rapports entre éditeurs indépendants et libraires ; elle m’informe qu’il lui arrive souvent de commander à des éditeurs indépendants qui ne répondent jamais à ses demandes. Elle doit appeler une fois, trois fois, puis écrire un mail, et quand elle arrive à commander, le livre ne parvient jamais à destination.

Quel dommage que certains libraires et certains éditeurs indépendants manquent autant de professionnalisme ! Ce faisant ils font le lit du pire de la chaîne du livre : les gros distributeurs qui raflent toute la mise du livre en facturant autant les allers que les retours, les stockages que les pilons, dans un sens ou un autre, qu’importe ! Ils encaissent. Ce n’est pas “compliqué” pour le libraire. Et contrairement à certains éditeurs, ils font le job, et livrent les livres, par tous les temps.

Article précédent
La négociante en lettres
Article suivant
Annulation du marché de la poésie

Related Posts

Aucun résultat.

Menu